Comité de l’éducation de la foi

des adultes (CEFA)

Saint-Paul d’Aylmer

 

Le Comité de l’éducation de la foi des adultes (CEFA) de la paroisse Saint-Paul d’Aylmer a été créé il y a une dizaine d’années par Yvonne Tregonning qui était alors agente de pastorale de la paroisse. Le but du CEFA était de dispenser une formation de base aux parents qui se présentaient pour la première communion de leurs enfants. Au début, Yvonne s’était associé quelques personnes pour l’aider à administrer ses sessions de formation. Lors de son départ pour le Nord de l’Ontario, les membres du comité étaient plutôt désorientés, mais ils ont décidé que l’expérience valait la peine d’être poursuivie. Étant donné que personne au sein du groupe n’avait de formation pastorale ou théologique, les membres du CEFA ont alors décidé que l’on ferait désormais appel à des ressources externes pour donner les sessions.

 

On a maintenu la formule adoptée au point de départ qui consistait en quatre sessions par année. Chaque session d’une durée de trois heures comprenait trois soirées consécutives, données à une semaine d’intervalle. Cependant le contenu des sessions a évolué au cours des années. En effet, au début, les thèmes retenus portaient sur la formation sacramentelle, mais les responsables du CEFA se sont rendu compte peu à peu qu’il leur fallait élargir leur champs d’intérêt pour mieux répondre aux besoins de la communauté. C’est ainsi que la formule a évolué pour faire également place à des nouveaux thèmes de rencontres et d’échanges.

 

Au cours des dix dernières années, le CEFA a organisé des sessions portant sur des sujets très variés, tels que : « Prier avec les psaumes », « La méditation selon John Main », « Divorcés et remariés dans l’Église », « Découvrir son projet de vie », « Le récitatif biblique », « Foi chrétienne et environnement », « Comment accompagner des proches en perte d’autonomie tout en respectant ses propres besoins », « Les religions peuvent-elles être sources de violence », pour ne nommer que quelques thèmes de rencontres.

 

En l’an 2000, pour souligner le deuxième millénaire de la naissance du Christ, le CEFA a organisé une marche qui a regroupé une centaine de personnes autour du thème de « Nos ancêtres dans la foi ». Les marcheurs qui devaient se rendre d’Aylmer jusqu’à la paroisse Saint-Dominique de Luskville cheminaient en compagnie de personnages qui ont marqué l’histoire de l’Eglise, tels que Augustin, François d’Assise, Marie de l’Incarnation, Thérèse de l’Enfant-Jésus, Édith Stein ou Lucille Teasdale. Le CEFA avait préparé des carnets de marche qui résumaient l’essentiel de la vie et du message des personnages retenus, en essayant de dégager ce qu’ils avaient encore à nous dire dans le monde d’aujourd’hui. La marche était suivie d’une messe et se terminait par un souper communautaire.

 

Ces dernières années, le CEFA essaie de jouer également un rôle de  sensibilisation et d’ouverture à l’endroit des gens qui nous entourent. Il a donc organisé des sessions d’une journée sur des thèmes tels que « La spiritualité amérindienne », « Culture et spiritualité africaine », « Foi chrétienne en Amérique latine », afin de sensibiliser les paroissiens aux cultures de provenance des arrivants qui viennent se joindre à nos communautés et afin de faciliter leur intégration.   L’an dernier, le CEFA a même organisé une session sur « Convergence et divergence entre le judaïsme et le christianisme », donnée par un spécialiste de la religion juive, session qui s’est terminée par la visite commentée d’une synagogue.

 

Le CEFA est constitué d’un petit groupe d’environ 5 ou 6 personnes, mais le programme de formation est élaboré à la suite d’une consultation plus large auprès de la communauté paroissiale. En effet, chaque printemps, les responsables organisent un déjeuner de travail où l’on invite une vingtaine de personnes impliquées dans diverses activités de la paroisse. Ces personnes sont censées porter les interrogations de leurs milieux respectifs. Le déjeuner est suivi de rencontres en ateliers où l’on prépare une longue liste de sujets possibles pour les sessions de l’année suivante. Le comité restreint repart avec cette liste et il établit un programme en fonction des ressources disponibles et en essayant d’élaborer un programme équilibré qui comprendra à la fois des thèmes religieux plus classiques et des sujets de croissance personnelle. Les thèmes de croissance personnelle n’essaient pas de faire double emploi avec les services fournis par des organismes tels que le CLSC par exemple, mais il aborde ces questions avec des spécialistes, dans une perspective de réflexion de foi et en partant du principe que c’est en étant pleinement humain que l’on devient pleinement chrétien. Ces rencontres ne sont pas seulement des moyens d’acquérir des connaissances, mais se veulent surtout des lieux d’échange où l’on peut discuter de ce qui nous préoccupe, sans être nécessairement des spécialistes. Il existe des cours d’université pour répondre à ce genre de besoin. Ce que le CEFA s’efforce d’accomplir c’est de créer un des lieux où se bâtit la communauté. 

 

Au point de départ, les sessions regroupaient de 7 à 8 personnes, mais elles font maintenant partie du paysage paroissial depuis une dizaine d’années et elles ont connu, au cours des années, une popularité grandissante. Selon les thèmes abordés, les sessions peuvent regrouper de 20 à 25 personnes en moyenne et l’on a parfois réussi à rassembler une cinquantaine de personnes, surtout lors des rencontres inter-culturelles. Le CEFA rejoint une clientèle d’âge moyen mais il organise également des sessions intergénérationnelles où l’on prévoit des activités pour les jeunes enfants, ce qui permet d’attirer les jeunes familles.  Il n’a pas vraiment réussi à rejoindre les adolescents et les jeunes adultes jusqu’à présent, probablement à cause des formules retenues. Les participants proviennent de différents horizons et la composition des groupes diffère selon les thèmes abordés. Les participants ne sont pas toujours nécessairement des gens que l’on voit à l’église, de façon régulière.

 

Les formules d’apprentissage mises de l’avant par le CEFA se veulent souples et branchées sur les besoins de la communauté paroissiale. Ces rencontres sont avant tout un lieu d’échange où se bâtit la communauté dans un climat de respect mutuel, afin que nous puissions ensuite communier ensemble de façon encore plus significative lors des célébrations paroissiales.